14 août 2007
UJJP
Je suis dans une maison sur une petite montagne. J'écris l'histoire d'Anne et de Marie. Je pense beaucoup à elles parce qu'elles ont déjà un sacré morceau de passé que j'essaie de rendre réel et en meme temps, suffisament loin de moi.
Parfois, je suis triste. Alors comme ce midi, je vais toute habillée sous mes draps, et puis je pleure un peu. Je cris "J'ai pas faim, je dors". Je réflechis. Puis je retourne avec eux. J'allume la bete. Et j'écris Marie et Anne. Déjà vingt-cinq petites pages que je connais par coeur.
En fin de matinée, les policiers sont venus. "bonjourno" "bonnnnnjourno". Là le monsieur s'est enflammé et j'ai rien compris. "euh. Francaise." Il m'a demandé si je parlais anglais. Alors je lui ai parlé en anglais. Il m'a alors dit "je cherche des anglais... vous etes seule ici?". J'ai dit oui. Visiblement il ne m'a pas cru car il a essayé d'avancer dans la maison et regardait partout autour. Des fois que mon papi et ma mamie se cassent en courrant? Ca m'a faite rire alors j'ai joué le jeu "c'est quoi le probleme? Ils sont perdus? (air innocent)" Ca l'a ennuyé. Il m'a redemandé ou etaient mes parents. J'ai dit "J'suis majeur". Il a tourné autour de la maison. Puis a appelé son collègue et ils sont remontés dans leur voiture. (Y a-t-il un couple d'anglais en cavale? J'suis HS au niveau de l'actualité. Rien lu depuis samedi..! )
Ce midi, quand j'étais triste, j'ai pensé à ma rupture n° trois avec Adrien. Je n'avais jamais eu aussi mal, partout, dans le corps. J'avais mes doigts ecrabouillés contre le carrelage et j'essayais de respirer de nouveau. Je me souviens de cette sensation de corps tout ouvert. Il y avait quelque chose de très douloureux qui me quittait par le nombril. J'éetais coupée en deux et je me perdais. Après ca, la blessure s'est referméee. Il y a eu un gros vide. Et puis j'ai souri de nouveau, les choses sont revenues.
Quand je suis arrivée à Paris, j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Alors que j'avais vécu des jours magnifiques qvec lui, tout à coup je ne voulais plus lui dire. Je ne savais pas encore, réellement. Parce qu'il ne m'avait pas dit que "oui tu as raison de ne pas avoir confiance en moi". Je me demandais ce que je foutais là. Comment j'avais pu etre aussi conne une fois de plus.
Nous avons fait l'amour, et je me suis sentie encore plus loin. Il était bizarre et je crois que je lui ai dit. "quelque chose ne va pas?". Sur le coup j'ai pensé que quelques heures plus tot une autre demoiselle devait etre sous ces meme draps.
J'avais perdu toute confiance. Je me demandais ce que je devais faire maintenant. J'avais mal pendant chacun de nos rapports. Je n'avais plus envie. Je n'ai pas l'habitude du mensonge. Parce que je dis toujours tout. Enfin pas le "tout pour blesser". Juste, je dis. Je fais aussi confiance aveuglement. Parce que quand on ne triche pas on pense rarement aux possibles trahisons de l'Autre. Et là je ne me reconnaissais plus.
Un soir il est rentré tard. Je l'avais attendu, avec toujours ces memes pensées. Je lui ai dit. Il m'a dit.
Je ne sais plus quel jour je suis partie. J'ai d'abord longtemps pleuré. Je me demandais comment j'avais pu etre aussi conne. Juste ca, d'abord, puis toutes sortes d'autres pensées.
Et puis j'ai repensé à la douleur que j'avais ressenti après Adrien, et je me suis dit que ce n'était pas meme un dixieme de cette bete qui m'avait devorée, qui me blessait de nouveau. J'ai repensé à après ces jours à pleurer. Je me souviens du jeans trop grand que je portais ce jour là. Avec un sweat noir que je n'avais jamais porté et n'ai d'ailleurs jamais porté depuis.
Dans le train, j'essayais de ne pas pleurer. Un garçon du wagon est venu me voir. Il devait avoir dix-sept ans et était habillé comme les garçons du lycée qui m'avaient frappée un jour. Il m'a dit salut. Puis en me montrant une boite de jeu il m'a dit "ca te dit une partie de uno?". J'ai souri. Je lui ai dit non merci. Puis j'ai pensé "je n'ai surement pas l'air aussi abattue que ca."
Après j'ai travaillé.
Puis j'ai décidé que dans mon appartement il me faudrait une balancoire. Alors j'ai reflechis à comment percer un plafond et récupérer la caution. Cela m'a occupée plusieurs heures. Finalement on a pris la voiture et puis on a acheté ma petite balancelle.
"Je mettrai des petites étoiles fluorescentes. Et puis mes guirlandes lumineuses. Mes coussins floppy. Oui voilà, et tout se passera bien. Quand je serai triste, j'irai d'avant en arrière et puis ca ira mieux."
Hier j'ai vu une vingtaine d'étoiles filantes. Je me disais qu'un jour peut etre, je regarderai ces morceaux qui prennent feu dans les bras de mon amoureux. Et je ne ferai alors aucun voeu, parce que je n'ai rien besoin de plus que d'etre amoureuse, que d'etre dans le coeur de quelqu'un.
* si je trouve un bout de wifi je posterai un peu d'Anne et de Marie. Là je decouvre une nouvelle version de clavier qwerty. desolée pour les fautes.


