Mon bouquet d'herbe.

Babsye

19 novembre 2007

Les mots sans titre.

Je n’arrive pas à lier des liens. Ou alors on ne veut pas en lier avec moi. Pourtant je n’ai pas l’impression d’être euh « méchante », ou « chiante ». Mais voilà, avec Lara, on ne fait que des exposés. (ça ne veut pas dire que je les réussis bien, juste que trente c’est quinze fois deux.) C’est amusant parce qu’à la fin de ma deuxième année à Grenoble, cela allait vraiment mieux. Si j’étais là-bas, là, j’aurais appelé Melle C., je lui aurais dit « On vient de se séparer avec Mr B., tout ce que je veux, c’est de la vodka au malabar. » et op’ dans le tram. Ici…

Mais voilà, je suis peut-être trop distante. Peut-être trop ailleurs parfois, et on pourrait penser à du désintérêt. Je m’échappe. Je ne sais pas. Parfois, j’ai juste envie de prendre mon bébé à une couleur arc-en-ciel et de partir encore plus loin, encore ailleurs. Quelque part où j’arriverais à parler. Quelque part où on pourrait peut-être m’aimer ou au moins m’apprécier, un peu.

Je me dis aussi que c’est peut-être tout autre chose. J’ai l’impression de n’avoir aucune passion commune avec personne. D’être absolument seule dans ce que j’aime. Je sais qu’il n’y a personne que j’aurais pu appeler dimanche pour dire « salut, tu veux te faire 4h de marche/métro pour passer la journée à Beaubourg ? » Je n’ose même plus proposer. J’y suis allée seule, comme toujours. Je suis restée six heures entre ces murs. Je regardais le Paris tellement gris que blanc par les grandes vitres. Je regardais derrière les fenêtres. Pas celles du Centre, non. Celles des petits immeubles collés les uns aux autres. Je les regarde, je me demande ce qu’ils font, s’ils aiment, s’ils se sentent très seuls en eux, eux aussi. C’est pour ça que j’aime prendre la six, très tard. Les lumières éclairent les pièces. Je les vois faire ces gestes que je trouve tellement banals. Elle met la table, lui ouvre un placard, elles sont deux, l’une sur un canapé, l’autre sur une chaise en face, et lui, il regarde le train qui passe devant sa vitre, trois immeubles plus loin, elle est assise à table face à une pile de papiers. Je ne parle plus, à personne. J’écoute les conversations des autres et je me demande si c’est comme ça qu’on devient fou. Mon téléphone ne sonne plus. Je ne lis plus mes mails.

Je ne vois plus que des inconnus qui ne me voient pas.

Posté par Babsye à 18:08 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

même si je suis silencieuse, je ne suis
jamais loin alors si tu veux te balader dans Paris... faire de la marche, des découvertes, des musées... je répondrais présente selon nos disponibilités respectives.
bien sincèrement

Posté par la fée violette, 19 novembre 2007 à 20:41

Je devrais rejoindre Elise demain à la fermeture du show case (vers 19h je pense) si ca te dit de venir... Je vous confirme à toutes les deux dans la journée, mais ce devrait être ok.

Bisous.

Posté par Lara, 19 novembre 2007 à 20:55

Je te le redis ma belle....tu passes kan tu veux demain.....appelle moi, mais on peut aussi se voir plus tôt vers 18h....(à gérer en fonction des grèves!)
Sinon aussi tea time samedi, ou alors la semaine prochaine...quand les transports nous laisseront tranquilles!!

Bisesssss

Posté par Eliz, 19 novembre 2007 à 23:03

Je finis à 17h30 a priori, je viens après, te tiens au courant.

bisous!

Posté par Lara, 19 novembre 2007 à 23:06

dépendante des rares trains qui veulent bien passer près de chez moi. c'est donc avec regret mais une fois les grèves stoppées.
bonne soirée mes petites fées parisiennes

Posté par la fée violette, 20 novembre 2007 à 15:55

Encore toutes mes excuses pour mon empêchement professionnel....
J'espère que tu t'en sors entre les grèves et les cours.....

Ce n'est que partie remise ma belle, et n'hésites pas aussi à appeler si tu as un coup de mou....

Bises

Posté par Eliz, 20 novembre 2007 à 21:01

Mademoiselle après un long silence, je réaparait dans la nébuleuse. Sachez que beaucoup de choses ici ont changé, loin de mes collègues sociologues je me sens triste et un peu perdue. C'est pas si drôle que ça la nouvelle école.Parfois je vais flaner sur le campus, esperant rencontrer au hasard d'un détour une petite tête connue. Les virées malabaresques sont très rare aussi, alors j'anticipe une invitation pour votre prochaine visite. Faite moi signe (parce que en fait je ne crois plus avoir le bon numero hihi. Il y aurait tant de choses insignifiantes et pittoresques à vous raconter !!
Bécot.

Posté par Eglantine, 20 novembre 2007 à 21:11

Melle C., je vous propose une soirée malabersque le samedi 1er décembre, ma première journée de vingt ans (yeah). Nous avons donc presque deux semaines pour prévenir nos camarades sociologues car une soirée sans parler mana n'est pas une vraie soirée (ah ah).
J'espere que durant vos sorties campusiennes vous avez croisé le séduisant Pierrot qui malheureusement (eh oui) n'agite plus mes torrides rêves.

(Je t'envoie le nouveau numéro madame!)

:)

Posté par Lara., 20 novembre 2007 à 21:57

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