23 février 2008
Une vitre n'est pas un miroir.
Derrière les premiers signes du printemps (qui commence en janvier), un bâtiment délabré aux vitres explosées. A dix heures, onze heures trente minutes et trois heures trente minutes des cris s'échappent de derrière les grillages.
C'est une école.
A chaque fois, je me demande comment c'est possible. Comment on peut laisser des enfants tenter d'apprendre quelque chose dans une école où aucune vitre n'a survécu. Et surtout, dans laquelle personne ne juge nécessaire d'investir quelques euros.
Quand ces enfants se réveillent, marchent vers leur école, ils font sans doute comme moi. Pour ne pas se perdre en chemin, il fixe le loin. On n'en vient au dernier point, le dernier plan.
Au fond, l'ancienne plus haute tour de la Défense n'a pas a se plaindre du manque de lumière ou du froid. Des vitres, que dis-je, des miroirs. Pourtant elle ne se trouve pas assez grande. Alors elle se multiplie juste à côté.
Chaque matin, les enfants écoutent la leçon du jour. Le maître a décidé de prendre de l'avance sur le programme de septembre, et ce sera leçon de morale. Pendant ce temps, la petite fille du fond regarde les travaux de la société si générale à travers une vitre.
Brisée.
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