12 juin 2008
j'ai pas envie, pas envie, pas envie.
Je déteste le téléphone. Mais pas qu'un peu. Je dé-teste le téléphone. Lorsqu'il sonne, je fais semblant de ne pas l'entendre. Si je ne sais pas qui c'est, l'affaire est classée : la boîte violette reste clapée. Mais voilà qu'il est 16h25 et que je dois appeler. Je dois appeler quelqu'un que je ne connais pas. Pourtant, hier, l'histoire avait bien commencé. Des petits mots à son "attachée", la réponse de cette dernière. Mme N. accepte votre demande, voici son numéro. Alors maintenant il va falloir que je présente mon gros micro qui entend tout et qu'avec une voix de fille qui sait ce qu'elle veut poser des questions merdiques à une écriveuse. Pour comprendre le problème, il faut remonter à la source : je n'ai jamais voulu faire de la radio. Je ne devais qu'écrire des articles et on a dit "Faut la mettre aussi à la radio". Au début j'ai pensé "chouette", j'ai fait trois petits bonds. Puis je suis retombée aussi sec. Je n'aime pas ma voix de gamine sans cerveau. Je n'aime pas m'écouter parler. D'ailleurs je le faisais remarquer il y a deux semaines. J'expliquais à dix paires d'yeux qu'il m'était parfois difficile d'être cohérente dans mes mots car j'ai le plus grand mal à écouter les idioties qui sortent de ma bouche. Il est 16h29 et je dois téléphoner. Le reportage est pour demain. Mais moi demain je suis au forum Libé pour un article cette fois. Un peu de compassion, rah, juste un peu. Il est 16h30, je déteste le téléphone. Ce truc qui me donne l'air encore plus bête que je ne le suis déjà. Bon, je m'en vais trouver un bureau vide. 16h31...
24 mai 2008
La bête est morte.
J'écris actuellement sur un revenant. Eh oui, mon ordinateur m'a quittée cet après-midi. Je buvais du coca cola et du café (oui oui en même temps) et je pianotais et en plus de ça je parlais au téléphone avec mon_amoureux lorsque je lui ai dit "je vais te lire les horaires de la convocation!" et alors je me suis levée d'un bond et ai donné un bon gros coup de pied dans mon verre de coca qui a échoué sur mon clavier d'ordinateur. Noir Désir s'est arrêté de chanter d'un coup et l'écran est devenu noir. Alors j'ai dit "euh je te rappelle je viens de faire quelque chose de très grave". J'ai saisi la bête, je l'ai retournée et j'ai commencé un massage cardiaque au milieu de ma chambre. Le coca lui est sorti de tous les côtés. Puis j'ai couru à la salle de bain et Mr le sèche cheveux qui m'a aidé à le sortir du coma. Là bien sûr ma coloc' est entrée dans la salle de bain m'a dit "Merde! que se passe-t-il?". Je lui ai expliqué et elle m'a dit : "putain ça pue!". Et j'ai dit "hein bein non c'est pas ça pue, c'est que ca s'allume plus". Et j'ai appris que "ca pue" c'était une expression (oui-oui). Au moins, j'aurais appris un truc aujourd'hui. L'ordinateur ne s'allumait pas alors j'ai bipé mon_amoureux et je lui ai dit que j'allais me suicider. Oui parce qu'en fait pour résumer le meurtre de mon ordinateur c'était le meurtre de onze mois de travail. J'ai répété cinquante fois "j'ai tout perdu... j'ai tout perdu... j'ai tout perdu...". Et puis soudainement la bête s'est allumée. Alors j'ai raccroché. Sauf que fausse alerte la chose faisait n'importe quoi. Et pis voilà que depuis 10 minutes ça marche alors j'en profite pour être à ses côtés dans cette dure épreuve. Il n'empêche que le coca c'est hyper efficace, il avait jamais été aussi propre le petit enfant).
A part ça, j'ai cassé absolument toute ma vaisselle en l'espace de deux semaines et j'ai cassé aussi les verres que j'avais racheté pour remplacé ceux que je venais de casser. J'ai également fait tomber mes lunettes en allant au code ce matin et je ne les ai pas retrouvées. Donc j'ai un ordi à moitié mort, plus de lunettes (un désastre pour les concours), plus de verre (et un de moins encore depuis cet après-midi). J'étais tellement desespérée cet après-midi que j'ai nettoyé toute la cuisine à Nanterre.
Enfin... me voilà à Grenoble et tout ce que je me demande c'est si je vais au concert à Paul Mistral lundi soir (la veille de mon concours) ou si, si j'y vais je culpabiliserai toute ma vie. :)
HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
21 mai 2008
Les fruits du bouquet.
Comme je sais que cela vous passionne, je vous apporte des nouvelles des tomates. Vous remarquerez que c'est une catastrophe, elles ne s'arrêtent plus de pousser. (et des bébés tomates ont fait leur apparition). Mais où vais-je caser les plans de melon? (*pensée à Claire*)
L’expérience photographique
Je regarde Gilles et Gotscho qui s’embrassent. Je sais que l’un est Gilles, l’autre Gotscho. Mais je ne sais pas, sur l’image, qui sont chacun de ces individus. Je sais que Gilles va mourir. Je regarde la photo et je me dis « il va mourir ». Je pense à Barthes qui avait soulevé ce paradoxe entre la photo passée, la photo présente, la photo future. Parce que comme le condamné à mourir de Barthes, je sais que Gilles va mourir, je sais qu’il est mort. Et au présent, je sais que ce moment a existé. Aussi, je sais qu’il savait qu’il allait mourir. Mais voilà, je ne sais pas qui est Gilles. Deux hommes.
Gilles et Gotscho en train de
s’embrasser, Paris, France, 1992
Gotscho embrassant Gilles, Paris, France, 1993
09 mai 2008
Si vous me cherchez,
je suis là.

Difficile de tout gérer, tellement de travail impossible à accumuler (la pille devient trop vite trop haute), que le bloug se meurt. Si je rate tous mes concours, j'aurais l'occasion de revenir prendre soin de lui puisque je m'envolerais alors vers un pays plus que très lointain avec pour seul objectif de me repréparer une année et de renouer avec mes bics. Je n'avais jamais passé une année en écrivant si peu (que ce soit pour le bloug ou pour le seul ordi) ; Paris m'a broyé le cerveau. Tout semble là et il n'y a alors plus rien à imaginer.
(mes tomates vous saluent)
06 mai 2008
La disparue
C'est une période étrange. Une période que j'aime, à dire vrai. Quand le soleil chauffe mes épaules et que les margu'rites pointent leur nez. Pourtant cette période est associée aussi à de biens mauvais moments.
16 avril 2008
Les murs blancs me manquent. Normalement, le
printemps, le soleil, tout ça me donne des ailes. Là, rien. J’en viens à tirer
les rideaux pour surtout ne pas les voir. Les murs de ma chambre sont blancs.
Pourtant, ce ne sont pas les murs blancs. Ceux contre lesquels j’explosais ma
tête jusqu’à tomber par terre. Ceux contre lesquels je me collais espérant
disparaître suffisamment pour échapper au repas de dix-huit heures trente. Les
rondes de nuit me manquent. L’odeur de clope de ma nuisette violette. Plonger
ma tête dans la baignoire et savourer le silence. La peur des fous, des autres.
Je voudrais redevenir folle. Je voudrais que G. me serre contre lui. Que celle
dont j’ai oublié le nom me dise qu’on ne me donne pas plus de deux semaines. La
vie là bas me manque. Ici, rien n’a de couleur, tout est blanc. Il n’y a pas de
vie hors de leurs murs. Pas pour moi. Je me prends des claques. J’ai tout le
temps mal. Je crève de mon imperfection. Je me sens partir. Il n’y a qu’entre
leurs murs, il n’y a qu’enfermée que je me sens en vie.
22 mai 2007
Chaque jour porta son poids.
Ça n’avait pas commencé par un simple régime, non. Ça c’est ce qu’on dit aux femmes pour rassurer toutes celles qui rêvent de faire, un jour, une anorexie. Non, pardon, on dit d’ « être anorexique ». Cela a commencé par un profond dégoût. Un dégoût extrême d’elle-même. Au point de ne plus oser se regarder. D’être prête à sacrifier tout ce peu qu’elle possédait au nom d’une perte de poids. Qu’elle ne mesurait pas. Mais qu’elle pesa, jour après jour.
Sans y croire.
Non, elle ne se voyait pas « obèse ». Même si elle disait l’être. Je crois qu’elle savait qu’elle serait toujours « trop ». Toujours visible, toujours trop là. Quelle honte c’était de sortir dans la rue et d’affronter les regards. Admiration et curiosité. Elle se demandait s’ils savaient, ces gens, qu’elle passait entre sept et quatorze heures de sa journée et de sa nuit debout face à ses chiottes à gerber la nourriture qu’elle ne portait même pas en elle. A vomir son eau. A vomir ses désirs, à vomir sa faim. Le savaient-ils ? Cette dame qui lui a dit récemment « ce que tu étais mince l’an dernier… » en un souffle, est-ce qu’elle peut seulement s’imaginer ?
Elle a guérit.
Le vingt deux mai deux-mille sept. Cela fait plus d’un an qu’elle est guérie. Et pourtant, vous savez. Pourtant elle a toujours cette faille. Elle continue d’entourer ses poignets de ses doigts. De vérifier la taille de ses cuisses. De ne savoir quelle taille essayer dans les boutiques. De regarder si son ombres à de grosses fesses. Elle se pèse, chaque matin. Et si ce n’était que chaque matin… Elle se pèse chaque soir… Après des repas, parfois. Elle se tient en boule. Elle contracte et relache ses bras. Elle tâte la cellulite partout. Elle est son propre objet. Elle est guérie, oui. Qu’est-ce que cela veut dire, guérir ? Faire cinquante et un kilogrammes pour un mètre et soixante deux centimètres, cela suffit-il ?
Parfois elle pleure, encore.
Aujourd'hui
En une année, les choses ont déjà tellement changé, qu'il n'y a plus une once d'inquiétude.
Chères fées, si vous passez par ici, nous suggérions avec Claire un pic-nic' ce samedi midi. Si cela vous dit...tralalilouta. Bref, vous m'avez comprise.
*pensées*
09 mars 2008
Pétales et notes.
Ça ne va pas du tout, je fais une rechute. Je suis en train de regarder les sites immobiliers de Grenoble. Oui ma ville me manque. J’avais peur de m’ennuyer en revenant : pensez donc, sept jours dans cette ville ! Et bien non. Non, et encore non. Je ne m’ennuie pas. Pire, je veux rester. Non je ne resterai pas. Et puis j’espère toujours réussir ces concours qui m’emmèneraient plus à l’Est ou plus au Nord. Encore plus loin.
C’est qu’hier, on m’a servi un cocktail grenoblois. Un mélange de notes de musique bien d’ici et de jus de pétales d’hibiscus. D’abord, des girafes sur des tables, des rires dans les rues, puis des coussins partout, un inconnu qui dit bonjour en tendant sa joue, qui dit bien sûr. Les sourires vrais.
Les parisiens sont égocentriques. Ils ont les dents longues. Ils m’ennuient.
Je reviens mardi matin. Train de 7h25. Comme à chaque fois, je n’ai pas envie. Il va me falloir bien du temps pour me réadapter. Deux mois que je n’étais pas revenue ici. Parce que la dernière fois, le retour avait été trop difficile. Se réadapter au bruit, aux cons, à la saleté.
Je me dis, pour me rassurer, que quand il fera chaud tout changera. Il y
aura mon pont préféré. Mes ballades silencieuses. Et j’oublierai mes montagnes.
03 mars 2008
Journée sciences poreuses
Ah ah ah… j’ai passé une très chouette journée. (sérieusement). En partant je me suis même dit que si je le rate cette année ce n’est pas très important parce c’est vraiment un concours émoustillant. Bref j’en ris encore.
Tout a commencé après de longs zigzags en RER, dans un grand bâtiment type année 70 qui faisait ma foi un peu peur. Ou alors c’était les étudiants qui faisaient peur. Pour me rassurer je me suis répété qu’ils me faisaient autant peur que les djeun’s de socio de N a n t e r r e en septembre et qu’à ce jour c’est moi le vilain mouton noir grenoblois qui suis passée devant tout le monde et empoche leur bourse du mérite (ohoh). Ça c’est de la stratégie mentale. Après en les écoutant ils étaient quand même effrayants.
Bref. A 8h30 on entre dans la salle des « J-Z ». Je me fais une multiplication rapide histoire de me booster : nous sommes 180. Soit 360 juste pour le journalisme à Paris. Or certains passaient le concours dans d’autres grandes villes si je ne m’abuse… Comment ça il n’y a pas même trente places ? (à vérifier). Bon c’est pas grave parce que c’était fun.
Sur les petites télé je vois trois icônes. Deux fonds noir et une photo d’une rue. Et alors là je suis très forte parce que j’ai reconnu le Pakistan. (yeah). Donc je me suis dit « c’est soit le pétrole soit Bhutto ». Ce fut cette dernière.
Mais avant ces festivités, place aux petits topos rapides (une vingtaine de lignes par événements) : La conf’ d’Annapolis, le Traité européen simplifié, la crise des « subprimes » (que je n’ai jamais aussi bien expliqué de ma vie, je me suis impressionnée), la réforme de la carte judiciaire en France et oh mystère : Rajundra Kumar Pachauri. Je n’avais jamais entendu parler de ce cher Rajundra. En fait si, mais comme son nom était trop compliqué, je n’ai enregistré qu’Al Gore à la oh grande remise des Prix Nobel. Je mérite le fouet.
Petit soulagement, personne autour de moi ne savait de qui il s’agissait. En sortant de l’épreuve, quelqu’un se pavanait « ouais moi je sais qui c’est : un rebelle de nananana ». Bref je me moque pas j’ai laissé l’espace vide. (mh). Après ça ce fut au tour de Mme Bhutto et je suis loin d’être satisfaite putain de merde. (ça y est je suis vulgaire, refoutez-moi). La lecture des documents m’a carrément barbée parce que la plupart sont encadrés dans ma chambre et que je les connaissais par cœur. Du coup j’ai un peu trimé, paradoxalement. L’objectif n’est pas tant de dire ce qu’il s’est passé mais bien comment ça a été traité. Et c’est là toute la difficulté. J’ai trop expliqué les faits et enjeux, et, proportionnellement, sans doute pas assez les clivages en fonction du pays d’où sont issus les analyses. Je l’ai dit sans bien le dire. Ce n’est pas écrit noir sur blanc, disons. Je me console en me disant que j’ai été trèèèèès critique et ça faisait parti des objectifs énoncés. Disons que dans l’ensemble ce n’est pas parfait, mais je me trouve au moins correcte.
Après j’ai mangé assise sur un trottoir. C’était un peu glauque.
Puis j’ai englishé. Oh grand soulagement je crois que ça ne s’est pas trop mal passé. On est tombé sur la conférence de Bali. Ça pouvait pas être mieux : l’environnement est le thème sur lequel j’ai le plus de vocabulaire et d’expressions. Mais bon je demeure une louseuse de l’anglais hein. Tout le monde passe le même examen d’anglais donc ceux qui avait préparé la mention journalisme était un peu avantagés (même si ça n’empêche pas les autres d’ouvrir des journaux). Disons que réviser mes « Bruxelles 160g Co2/Km --} 120g taxe lourd lalala » m’a sans doute un peu aidée. L’objectif initial était d’avoir plus de 6 de toute manière… mh.
Enfin ce fut la grande et magique phrase avec laquelle il
faut dialoguer durant une heure et demi. « L’ a i r d e l a v i l l e r e n d l i b r e . » Je me suis bien amusée. Même si mon
cher correcteur me trouve pitoyable moi ça m’a haaaaaaaaaaaaaaaa. J’ai été
transportée par ma conclusion sans doute un peu rapide (plus de temps) mais
bien trouvée selon moi. (Je n’ose même pas plus en parler parce que ça paraît
un peu tiré par les cheveux mais ça coulait de source). En un mot-indice
« Oxygène ». (Si quelqu’un trouve il est trop fort).
Grande conclusion : Je suis prête pour les six autres concours,
j’ai adoré. Ça c’est le positif. Le négatif : les autres étudiants étaient
tous des fils de. bien propres sur eux et ils m’ont fait très peur. Le grand
bilan : j’ai les jambes encore toutes tremblantes-fatiguées, et je n’ai
jamais autant voulu faire ce métier.
24 février 2008
Narcisses et tisane

Il y a du soleil et j'ai un grand sourire.
Ce matin, je me suis reveillée quelque part. J'ai ouvert en grand les volets et j'ai vu un chat appuyé contre le rebord de la fenêtre d'en face. Alors j'ai parlé le miaou. Il a pas répondu. Mais j'ai vu à travers l'autre fenêtre son papa-humain dansant la salsa. Alors je me suis mise à danser sur la musique du monsieur du troisième, en face. Puis j'ai levé les yeux et j'ai vu le monsieur du troisième justement, tout de peau vêtu en train de me regarder. Il est vite parti de devant sa fenêtre et moi de même. (parce que j'avais honte)
A Grenoble on peut danser devant les fenêtres. Parce que les montagnes n'ont pas d'yeux. Ici, souvent, j'oublie qu'on me voit autant que je les vois. J'aime bien le monsieur d'en face quand il fait travailler ses enfants.
Ce que j'aime bien aussi, c'est jouer fort du piano. Que toute la rue entende mes doubles croches.
Bruit de clefs. C'est ma coloc' qui vient de partir. En Espagne.
Hier soir, dans le noir, j'ai planté des plantes aromatiques. J'ai juste deux mois d'avance.
C'est presque le printemps. J'ai le sourire du printemps en tout cas. Mais il y a toujours une tisane juste à côté de moi, là. Ce qui veut dire que...
Enfin... je m'en vais travailler. Le programme de l'après-midi ne m'enchante guère : les six derniers mois de sarkomania. En somme, que du bonheur. Je me demande sur quoi on va bien pouvoir nous interroger. Un truc qui ne fasse pas polémique... franchement, je ne vois pas.
* * * * * *
23 février 2008
Une vitre n'est pas un miroir.
Derrière les premiers signes du printemps (qui commence en janvier), un bâtiment délabré aux vitres explosées. A dix heures, onze heures trente minutes et trois heures trente minutes des cris s'échappent de derrière les grillages.
C'est une école.
A chaque fois, je me demande comment c'est possible. Comment on peut laisser des enfants tenter d'apprendre quelque chose dans une école où aucune vitre n'a survécu. Et surtout, dans laquelle personne ne juge nécessaire d'investir quelques euros.
Quand ces enfants se réveillent, marchent vers leur école, ils font sans doute comme moi. Pour ne pas se perdre en chemin, il fixe le loin. On n'en vient au dernier point, le dernier plan.
Au fond, l'ancienne plus haute tour de la Défense n'a pas a se plaindre du manque de lumière ou du froid. Des vitres, que dis-je, des miroirs. Pourtant elle ne se trouve pas assez grande. Alors elle se multiplie juste à côté.
Chaque matin, les enfants écoutent la leçon du jour. Le maître a décidé de prendre de l'avance sur le programme de septembre, et ce sera leçon de morale. Pendant ce temps, la petite fille du fond regarde les travaux de la société si générale à travers une vitre.
Brisée.





